Spectacle magie des pieces

Magie des pièces en spectacle

Spectacle magie des piecesEn appliquant et en combinant les tours élémentaires que nous venons d’apprendre à exécuter, il est d’ores et déjà possible de réaliser un grand nombre d’expériences amusantes sans éprouver la moindre difficulté..

Par exemple, nous pourrons, en escamotant une pièce de 2 Euros, déclarer qu’elle accomplit un voyage à la fin duquel elle se logera dans la poche, d’un spectateur ou en tout autre endroit, puis aller la chercher dans la poche ou dans cet endroit et l’y trouver.

 

Si nous avons eu le soin de mettre d’avance dans la pochette droite de notre pantalon une douzaine de pièces de 2 Euros, ou davantage, nous pourrons, en nous promenant parmi les spectateurs, tirer des pièces de là où il nous plaira d’en prendre, en saisissant rapidement et successivement ces pièces de la main droite dans la pochette, et en les empalmant tandis que nous tiendrons l’attention du public concentrée sur un autre point, puis, en portant notre main droite munie d’une pièce là où nous prétendons que cette pièce est logée. Nous empilerons les pièces apparues dans notre main gauche jusqu’à ce que nous ayons épuisé notre provision.

On laissera au lecteur le soin d’imaginer lui- même, s’il le juge à propos, d’autres applications de la magie des pièces de monnaie, on se bornera à décrire en détail celles de ces applications que l’on peut considérer comme classiques.

Il va sans dire qu’un boniment dans un spectacle de magie pour enfants approprié devra accompagner chaque expérience. Mais comme la confection d’un boniment n’est soumise qu’aux règles générales déjà données, on prie le lecteur de composer à son gré ses discours au public dans chaque cas particulier, ou de les improviser, s’il a la parole abondante et facile.

Il serait, en effet, trop long d’indiquer par le menu un boniment pour chaque tour sans compter que les explications nécessaires à la réalisation de ce tour se trouveraient ainsi noyées dans un verbiage qui en diminuerait la clarté sans compter, de plus, qu’il est bon d’accorder à chacun toute liberté de choisir ses phrases et d’employer la méthode de langage la mieux adaptée à sa nature.

On se permettra tout juste, dans l’intérêt des débutants de mentionner dans des notes quelques points particulièrement propres à fournir les éléments de quelques phrases appropriées .Le lecteur se servira de ces notes ou il ne s’en servira pas. suivant qu’il les trouvera, ou non, utiles à ses fins

 

Faire fondre une pièce de 2 Euros à la flamme d’une bougie et la reconstituer ensuite

Empruntez une pièce de 2 Euros à un spectateur (1); prenez cette pièce de la main droite, tenez-la bien ostensiblement au bout des doigts, et, de la main gauche, portez sur le devant de la scène un petit guéridon sur lequel .est déposé un chandelier ou un bougeoir muni d’une bougie allumée.

Annoncez alors que, grâce à un pouvoir particulier dont vous êtes doué, vous allez fondre et volatiliser instantanément la pièce de 2 euros que vous tenez à la main à la flamme de la bougie, en dépit des règles scientifiques d’après lesquelles pareille opération est impossible (1). Déposez alors la pièce sur le guéridon, près du flambeau, et frottez vivement vos mains l’une contre l’autre, afin de développer, direz-vous, le fluide nécessaire à la réussite de votre expérience. Puis prenez la pièce de la main droite, rapprochez la main droite de la main gauche, feignez de mettre la pièce dans la main gauche et empalmez la dans la main droite.

La main gauche étant fermée, comme si elle contenait la pièce, saisissez de la main droite le bougeoir qui maintiendra la pièce à la place qu’elle occupe, portez votre main gauche au-dessus de la flamme (fig. 8), remuez un peu les doigts, et ouvrez la main, que vous montrerez vide aux spectateurs.

La pièce, ainsi fondue ‘et volatilisée, il s’agit maintenant de la reconstituer . Pour cela, déposez le bougeoir sur le guéridon et rapprochez vos deux mains de la flamme, la droite un peu au- dessus de la gauche. Feignez de prendre dans la flamme en la pinçant avec les doigts de la main droite, la pièce volatilisée et en même temps, laissez tomber de la main droite dans la main gauche la pièce empalmée.

Cela fait, vous déclarerez que vous tenez au bout des doigts de la main droite la pièce de 2 Euros, et vous ajouterez que si le public ne la voit pas très distinctement c’est sans doute parce que ses molécules sont encore dans un état de désagrégation partielle.

Sous le prétexte d’achever de rendre à cette pièce sa consistance et sa forme première, posez la main droite contre la main gauche où se trouve la pièce et frottez les deux paumes l’une contre l’autre en souriant et en disant que la reconstitution s’effectue à souhait. Puis séparez vos mains et montrez dans la main gauche la pièce qui vous a été prêtée au début de l’expérience et que vous rendrez à son propriétaire.

La pluie d’argent

Avant d’entrer en scène, empalmez dans votre main droite une pièce de 2 Euros et mettez dans votre pochette gauche neuf autres pièces de cinq francs.

Ces dispositions prises, débitez un boniment dans lequel vous déclarerez être doué du pouvoir précieux de trouver des pièces de 2 Euros partout où vous avez fantaisie d’en chercher; et, votre petit speech terminé, prenez un chapeau. Vous prenez le chapeau de la main gauche, qui est vide; puis, immédiatement, vous le prendrez de la main droite, en ayant soin de ne pas laisser voir la pièce empalmée. Vous vous retournerez alors, et, tandis que votre bras gauche sera masqué par votre corps, vous prendrez dans votre pochette les neuf pièces de 2 euros que vous y aurez déposées de telle manière qu’elles puissent commodément être saisies en même temps. Vous passerez enfin le chapeau de votre main droite dans votre main « gauche (dont le dos est tourné vers le public et dont les doigts repliés retiennent les pièces), de telle sorte que la coiffe s’applique contre ces pièces, et vous serrerez le chapeau de façon à le tenir comme l’indique la figure 9. Les choses étant ainsi, rien n’est plus facile que de récolter des pièces de 2 euros là où on voudra. En effet, on a toujours dans la main droite une pièce empalmée; c’est cette pièce que l’on feindra de saisir dans un endroit quelconque, et, quand on la tiendra aux bouts des doigts, on mettra la main dans le chapeau, en apparence pour y déposer la pièce, en réalité pour l’empalmer de nouveau, tandis qu’on laissera tomber dans le chapeau une des neuf pièces retenues par la main gauche contre la coiffe. Pourvu que la double opération soit exécutée avec simultanéité, l’illusion produite sur le public sera complète.

Vous recommencerez à glaner des pièces jusqu’à ce que toutes les pièces retenues contre la coiffe du chapeau soient tombées; enfin vous en recueillerez une dernière (qui, bien entendu, sera toujours’ la pièce empalmée dans la main droite), et vous la laisserez tomber réellement dans le chapeau.

Il ne vous restera plus alors qu’à agiter les pièces dans le chapeau. Vous pouvez toutefois pousser plus loin l’expérience, en procédant de la manière suivante :

Priez un spectateur ou une spectatrice de tenir ses deux mains tendues et ouvertes pour recevoir les dix pièces que vous venez de trouver. Prenez ces pièces entre les doigts de votre main gauche, et, par un habile tourniquet, feignez de les prendre dans votre main droite, tandis qu’en réalité elles glisseront dans l’intérieur de votre main gauche,

tournez-vous alors, la main droite tendue et fermée, vers le spectateur ou la spectatrice qui doit recevoir les pièces’ et ouvrez votre main droite au-dessus des siennes ; naturellement, rien ne tombera, et, tandis que tous les regards seront tournés vers le point de l’action, vous remettrez d’un mouvement rapide vos dix pièces dans votre pochette, de manière à pouvoir ouvrir tout de suite la main gauche.

Ce tour est un développement de celui dont il a été question au commencement de ce chapitre ; il est plus joli, à coup sûr, mais il demande plus d’habileté. Il est essentiel d’éviter ici que les pièces de 2 euros tintent à un moment inopportun, et il faut pour cela une assez longue pratique. Il est vrai que, pour plus de facilité, on peut se contenter de prendre moins de dix pièces: mais le tour est alors moins intéressant.

Tour des deux chapeaux

Prenez deux chapeaux, que vous placerez sur une table, à une faible distance l’un de l’autre.

Empruntez ensuite une pièce de 2 euros, que vous pouvez faire marquer sans inconvénient ; prenez cette pièce de la main droite, et, tandis que vous feignez de la déposer dans la main gauche, empalmez-la.

Prenez alors le chapeau de droite avec la main droite, tenez-le comme dans le tour précédent (c’est-à-dire de telle sorte que la pièce soit cachée et retenue .contre la Coiffe par les quatre grands doigts), et retournez-le ou montrez-le à l’intérieur, afin que tout le monde soit bien convaincu qu’il n’y a rien dedans.

Introduisez votre main gauche — qui est fermée, comme si elle contenait réellement la pièce de 2 euros dans l’intérieur du chapeau de gauche, déclarez que vous mettez la pièce dans ledit chapeau, ouvrez la main gauche et juste en même temps laissez tomber dans le chapeau de droite la pièce que vous avez jusqu’à ce moment maintenue contre la coiffe. Vu la faible distance qui sépare les deux chapeaux, il est impossible que l’on se doute, en entendant le bruit d’une pièce qui tombe au fond de l’un des chapeaux, que c’est dans le chapeau de droite et non dans le chapeau de gauche que cette pièce est tombée.

Il ne vous reste plus maintenant qu’à ordonner à la pièce de passer toute seule du chapeau de gauche dans le chapeau de droite, et à montrer que votre ordre a été exécuté, après quoi- vous rendrez à leurs propriétaires respectifs la pièce et les deux chapeaux.

Les pièces voyageuses

Ce tour, qui a été exécuté par tous les magiciens de profession, est intéressant, non pas seulement par lui-même, mais aussi par ses nombreuses applications.

Voici en quoi il consiste essentiellement :

Empruntez une pièce de Euros et déclarez que vous allez faire passer cette pièce de l’une de vos mains dans l’autre avec une rapidité telle que personne ne pourra la voir voyager.

Pour réaliser cette expérience, vous prenez la pièce que l’on vous prête du bout des doigts de la main gauche, et, tandis que tout le monde regarde cette main gauche, vous saisissez de la main droite. sans qu’on s’en aperçoive, une autre pièce de 2 euros dans votre pochette, et vous l’empalmez.

Cela fait, vous rapprochez la main droite de la main gauche, vous prenez avec le pouce et l’index de la main droite la pièce que tient la main gauche et, en même temps, vous laissez tomber dans la main gauche la pièce empalmée dans la main droite, de telle sorte que, lorsque vous séparez les deux mains, vous avez une pièce cachée dans la main gauche à moitié fermée et une pièce visible au bout des doigts de la main droite.

Tout est prêt maintenant pour que le tour n’offre plus aucune difficulté, et il ne vous reste plus qu’à donner à la pièce de la main droite l’ordre de passer dans la main gauche. Au moment où vous direz : passez ! vous ouvrirez la main gauche et montrerez la pièce qui s’y trouve, tandis que vous laisserez glisser dans l’intérieur de la main droite et y empalmerez la seconde pièce, qui sera invisible quoique la main soit ouverte.

Pour faire passer une pièce de la main gauche dans la main droite, on emploierait un procédé analogue ; toute la différence consisterait en ce que les mouvements tout à l’heure exécutés par la main droite seraient maintenant exécutés par la main gauche, et réciproquement.

Tel est le tour des pièces voyageuses en ce qu’il a de plus simple; nous allons actuellement en augmenter l’intérêt en le compliquant.

En premier lieu, nous exécuterons le tour, non plus avec une seule pièce, mais avec deux, une dans chaque main, et nous préviendrons le public qu’il entendra très distinctement le choc de la pièce voyageuse contre la pièce fixe.

Nous emprunterons donc une seconde pièce et voici comment nous procéderons :

Nous feindrons de mettre la première pièce dans la main gauche, et, en réalité, nous l’empalmerons dans la main droite; puis nous prendrons la seconde pièce avec le bout des doigts de la main droite.

Nous dirons alors : passez! et, à ce moment, nous heurterons la pièce visible de la main droite contre la pièce invisible de la même main. Nous montrerons ensuite nos deux mains ouvertes.

De plus fort en plus fort… Il s’agit maintenant de faire passer une pièce de 2 euros à travers une table !

Pour exécuter cette expérience, il faut avoir eu, au préalable le soin de fixer une pièce contre le dessous de la table avec un peu de cire molle. On emprunte alors une pièce que l’on tient du bout des doigts de la main droite, on prend un plateau avec la main gauche et pièce et plateau bien visibles, on s’approche de la table. On passe sous cette table la main gauche armée du plateau, on porte la main droite au-dessus de la table, et, au moment où l’on dit : passez ! on lâche la pièce de la main droite pour la retenir empalmée, et l’on décolle la pièce fixée sous la table ; celle-ci tombe dans le plateau en produisant un son que le public attribue à la chute de la pièce qui était dans la main droite. Il ne reste plus qu’à montrer le plateau et la pièce qui se trouve dessus.

Ou peut, bien entendu, faire passer simultanément deux pièces à travers la table, en ayant la précaution de coller sous cette table deux pièces au lieu d’une.

Le plateau peut être remplacé par un verre en cristal ou un réceptacle quelconque.

Tour du petit pain.

Autrefois, lorsque les escamoteurs allaient de village en village et de ville en ville pour donner des séances, ils ne manquaient jamais, pour attirer le public en faisant bien augurer de leur habileté, de passer avant la représentation chez quelques uns des boutiquiers de la localité et d’y exécuter quelques tours.

Parmi ces tours, il en était un à l’adresse des boulangers, qui est devenu classique ; c’est celui qui consiste à trouver une pièce de monnaie dans un petit pain.

Aucune préparation n’étant nécessaire pour réussir cette expérience, on peut la réaliser n’importe où et avec un petit pain quelconque, La seule recommandation à faire, c’est d’opérer à moins que l’on ne soit d’une habileté qui autorise toutes les audaces avec une pièce de monnaie d’un petit diamètre, une pièce de 1 Euro ou 10 centimes.

La façon de procéder est extrêmement simple. Tandis que vous retournez le pain pour, vous tenez dans la main droite la pièce de monnaie que vous vous proposez d’introduire dans ce pain. Vous faites glisser la pièce jusqu’au bout des doigts, de manière qu’elle se trouve sous le pain: puis, au moyen d’un très léger effort, vous relevez un peu les deux extrémités du petit pain, ce qui détermine vers son milieu inférieur une cassure par laquelle vous introduirez la pièce en la poussant avec les doigts. Dès que cette opération est accomplie, vous coupez le pain en abaissant ses deux extrémités, et vous trouverez naturellement à l’intérieur la pièce que vous y avez mise.

La multiplication des pièces d’or

Déposez sur un plateau opaque (en métal ou en porcelaine, par exemple) un certain nombre de pièces de 2 euros et demandez, si parmi les spectateurs, il est quelqu’un qui ait besoin de quelques pièces..

Ce quelqu’un trouvé, présentez-lui votre plateau et priez-le de prendre dans sa main quelques pièces de 2 euros. Vous déposerez sur une table les pièces restées sur le plateau.

Demandez à votre partenaire de compter le nombre de pièces de 2 euros qu’il a dans sa main, et de mettre ces pièces sur le plateau au fur et à mesure qu’il les compte, — bien ostensiblement, pour que personne ne puisse supposer que votre partenaire est un compère.

Ce plateau. vous le tenez entre le pouce et l’index de la main droite, et, au-dessous, vous maintenez contre lui, avec les trois autres doigts, cinq pièces de 2 euros que vous avez mises dans votre main sans que personne s’en aperçoive. Ces pièces seront d’autant mieux cachées aux spectateurs qu’elles se trouveront au-dessous du plateau, qui est opaque, comme il a été dit.

Supposons que votre partenaire compte vingt- cinq pièces (le succès de l’expérience est absolu ment indépendant du nombre des pièces). Vous prenez le plateau de la main gauche, et vous versez ces pièces dans votre main droite, où elles se réunissent aux cinq qui y étaient déjà, et vous déposez les trente pièces dans la main de votre partenaire. qui ne s’apercevra sûrement pas que vous lui rendez cinq pièces de plus qu’il n’en a compté. Du reste, il ne lui sera pas loisible de compter à nouveau, car vous le prierez de tenir le plateau de sa main restée libre.

Veuillez, monsieur, dites-vous alors, lever votre main qui contient les pièces… Un peu plus haut… Là, c’est parfait… C’est bien vingt-cinq pièces que vous avez, n’est-ce pas?… Bon… Maintenant, sans m’approcher de vous, je vais faire passer dans votre main cinq autres pièces. « 

Vous prenez bien ostensiblement cinq pièces sur la table, et vous les placez, réunies, entre le pouce et l’index de votre main gauche; puis, au moyen du tourniquet, vous feignez de les prendre avec la main droite, tandis qu’elles glissent en réalité dans l’intérieur de la main gauche.

Levez alors la main droite, fermée et gonflée, et regardez-la fixement; les spectateurs tourneront infailliblement leurs yeux vers cette main et vous en profiterez pour déposer dans votre pochette les cinq pièces que contient la main gauche. Vous pourrez ensuite montrer, mais sans affectation, cette main gauche ouverte et vide.

Attention, monsieur !… Vous êtes prêt ?… Bien !… Une, deux, trois!… Passez!… Avez-vous senti, monsieur, les pièces pénétrer dans votre main?… Non?… C’est bien extraordinaire, car elles y sont, comme je vous prie de vous en assurer. Veuillez compter vous-même, en déposant les pièces une à une sur le plateau que je vous ai prêté.

Votre partenaire compte, et, naturellement, arrive au nombre trente.

On peut compliquer ce tour d’une variante propre à le rendre plus intéressant et dont l’exécution n’offre aucune difficulté.

Au lieu de cacher cinq pièces sous le plateau et de les joindre aux vingt-cinq pièces prises par le spectateur, on n’en cache que quatre, en sorte que l’on mettra dans la main de son partenaire, non pas trente pièces, mais vingt-neuf seulement. Dès lors, quand, à la fin du tour, les pièces seront comptées, il en manquera une à l’appel. Vous prendrez alors un air étonné, et vous regarderez de droite et de gauche, en quête de la pièce absente.

 » Cette pièce doit être tombée quelque part pendant son trajet « , direz-vous.

Et, au bout de quelques secondes, vous poursuivrez :

 » Ah! oui, je la vois, Tenez, elle est….  » Vous désignerez un mouchoir, un éventail, un chapeau, ou tel autre objet qui vous plairait , vous le porterez au-dessus du plateau, et vous laisserez tomber la pièce absente, que vous aurez, au préalable, empalmée dans la main.

La pièce qui parle

Ce tour a été exécuté dans tous les théâtres de magie ; pourtant la manière de le réaliser est très peu connue, et il fait encore l’étonnement de tous ceux qui en ignorent la clé.

Vous prenez un verre à pied que vous faites circuler parmi les spectateurs, pour que chacun d’eux puisse s’assurer qu’il n’a rien de particulier. Quand il aura été suffisamment examiné et qu’on vous l’aura rendu, vous le poserez sur une table, au-dessus d’un livre, destiné, direz-vous, à supprimer toute communication entre la table et le verre.

Cela fait, vous emprunterez une pièce de 2 euros, que vous ferez marquer, et vous la mettrez dans le verre. Puis, vous déclarerez que, grâce à un don que vous avez le pouvoir de lui communiquer, cette pièce va danser et répondre par oui ou par non à toutes les questions qu’on voudra bien lui poser : pour répondre oui, la pièce sautera une fois dans le verre ; pour répondre non, elle sautera deux fois.

Le truc au moyen duquel vous obtiendrez le résultat annoncé est le suivant :

Dans la coulisse (ou, à défaut, derrière un paravent) un compère est caché ; c’est lui qui fera danser et sauter la pièce, au moyen d’un fil très mince qu’il tiendra par l’un de ses bouts, tandis que l’autre bout sera fixé à la pièce avec un peu de cire vierge.

Pour procéder à cet arrangement sans que le public s’en aperçoive, on entre en scène en tenant dans la main le livre, la cire et l’une des extrémités du fil dont l’autre est dans la coulisse. On fixera le fil à la pièce au moment de mettre celle-ci dans le verre.

Le compère entendra naturellement, dans la coulisse, les questions posées à la pièce, et répondra à chacune d’elles.

A la fin du tour, en enlèvera avec l’ongle la cire qui retenait le fil fixé à la pièce.

Pièces factices

On trouve chez les marchands spéciaux des pièces de 2 euros en cire argentée, qui, à la condition de ne pas être mises dans la main, ressemblent à s’y méprendre à des pièces de 2 euros véritables. Si l’on dépose une de ces pièces dans un récipient quelconque, et qu’on chauffe ce récipient à la flamme d’une lampe à alcool, la pièce ne tardera pas à fondre, et si le récipient est percé à sa partie inférieure d’un petit trou communiquant avec un double fond, la pièce s’écoulera par ce trou et disparaîtra complètement.

Il existe des pièces en chocolat argenté que l’on peut, au moyen d’une passe, substituer à une véritable pièce empruntée à un spectateur, et manger au grand étonnement du public. On fabrique aussi des pièces formées de deux demi-pièces d’un euros ou 2 euros, limées à la moitié de leur épaisseur et soudées ensuite l’une à l’autre. Suivant la face que l’on présente au public.

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