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Initiation magie des pieces

Magie avec des pièces de monnaie

Il existe quatre moyens classiques de faire disparaître une pièce de monnaie, — une pièce de 2 euro, par exemple Ces moyens, que nous allons étudier successivement, sont : l’empalmage, le tourniquet, la pincette et la coulée

 Magie des pièces : l’empalmage.

Prenez une pièce de 2 Euro avec le pouce, le médius et l’annulaire de la main droite, et montrez-la au public tandis que vous la tenez ainsi.

Magie avec pieceRapprochez la main droite de la main gauche, la partie externe des doigts tournée vers le public, de telle sorte que la pièce de 2 euro soit cachée par le dos de la main. Pendant ce rapprochement, qui ne devra pas être exécuté trop vite, et tandis que la pièce sera dérobée aux regards, votre pouce lâchera ladite pièce, et le médius et l’annulaire l’appliqueront, en se repliant, dans le creux de la main, entre le thénar et l’hypothénar (Avec quelque pratique, vous arriverez à loger sans difficulté la pièce entre ces deux bourrelets, qui, par leur pression, la maintiendront très solidement.)

Au moment où la pièce de 2 euros sera ainsi fixée, la main droite se trouvera un peu au-dessus de la main gauche, et la main gauche sera entrouverte comme pour recevoir la pièce. Vous appuierez alors l’extrémité des doigts de la main droite dans l’intérieur de la main gauche et vous fermerez la main gauche où la pièce est dès lors censée être déposée. Cela fait, vous dégagerez la main droite, où la pièce est empalmée (fig. 4), et vous la tiendrez, pour que l’illusion soit complète, aussi ouverte que possible, le dos tourné vers le public.

Les choses étant ainsi, il vous est naturellement bien facile de faire disparaître la pièce de la main gauche, puisqu’elle n’y est pas.

Tours de magie avec pieceL’empalmage, pour être parfaitement exécuté, exige une certaine pratique; mais il rend tant de services qu’on ne saurait trop le travailler. Même il est bon d’arriver à le réaliser aussi bien avec la main gauche qu’avec la main droite, dans lequel cas (fig. 5) on tiendra la pièce de 2 Euros avec le pouce, le médius et l’annulaire de la main gauche.

Ecoutez ce que dit certains magicien concernant la magie de l’empalmage :  » Après quelque temps d’étude, on sera tout étonné de trouver dans l’intérieur de la main- un sens, un tact, dont on était loin de soupçonner l’existence ; on finira même par s’habituer tellement à cet serrement qu’on le fera avec la même facilité qu’avec les doigts. Cet exercice est, en quelque sorte, le pivot de la magie; en effet, c’est à l’aide de l’empalmage que l’on escamote nombre d’objets, tels que bouchons, boules, morceaux de sucre, dominos, etc. « 

Certains magiciens dissent encore, dans un livre intitulé, : Comment on devient sorcier :  » On peut tenir jusqu’à quatre pièces à l’empalmage, et davantage encore ; mais, plus on cache de pièces dans la main, plus celle-ci est gênée. Dans ce cas, on est obligé de prendre la baguette de cette main, ce qui en motive la contraction.

 » Il existe un artifice qui permet de tenir un certain nombre de pièces à l’empalmage. Il faut, pour cela, prendre des pièces de différentes grandeurs,

 » J’ai longtemps et beaucoup travaillé l’exercice des empalmages. Je pouvais tenir deux pièces 2 Euros en conservant ma main aussi ouverte que si elle n’eût rien contenu. J’ajouterai que, dans cette position, je jouais aux cartes et faisais même sauter la coupe; la sensibilité mon empalmage était telle que je pouvais lâcher les pièces l’une après l’autre. « 

Nous, qui n’avons pas la prétention de pousser l’art de la magie jusqu’au point où l’on devient maître en cet art, nous n’essaierons pas, car nous y passerions trop de temps, de parvenir à empalmer plusieurs pièces simultanément. Nous nous contenterons, et ce sera très suffisant, de savoir empalmer correctement une seule pièce . Si au début de nos essais, nous réussissons mal, et sommes tentés de renoncer à une étude où nous craignons de ne pas réussir.. Comme tout travail nouveau, l’empalmage veut un apprentissage.

Avant de quitter le sujet qui nous occupe, n’oublions pas de donner aux commençants de la magie des pièces quelques conseils, pratiques dont ils apprécieront sûrement l’importance.

Comme l’empalmage est d’autant plus difficile que la pièce avec laquelle on opère a moins de lignes saillantes sur son périmètre, il est bon de s’exercer d’abord avec des pièces de 2 Euros, c’est-à-dire dont le contour n’est pas émoussé et arrondi. Même on pourra, pour ses premiers essais, se contenter d’empalmer un mince disque de fer blanc ou de tôle du diamètre de la pièce; grâce à son poids léger et moyennant quelques rugosités volontairement laissées sur son contour, ce disque s’empalmera sans peine aucune.

Certains magiciens de second ordre, qui n’ont en leur habileté qu’une médiocre confiance, emploient, pour s’éviter des accidents fâcheux, deux trucs auxquels pourra, s’il le juge à propos, avoir recours un amateur. Le premier de ces trucs consiste à se servir d’une pièce de 2 Euros sur les bords de laquelle on a formé, au moyen d’un instrument tranchant, quelques aspérités propres à augmenter l’adhérence de la pièce aux saillies de la main ; le second. consiste à enduire de cire molle l’une des faces de la pièce. Employer de tels moyens n’est peut-être pas très digne d’un prestidigitateur de profession ; mais on ne saurait blâmer un amateur de s’en servir.

Si vous trouvez la durée du rapprochement des deux mains trop courte pour que vous ayez le temps d’empalmer la pièce de 2 euros, prolongez cette durée en élevant la main droite avant de la rapprocher de la main gauche et en lui faisant décrire une ligne courbe.

Tourniquet.

Magicien avec magie des piecesPrenez la pièce de 2 Euros avec le pouce, l’index et le médius de la main gauche, et tenez cette main de telle manière que l’intérieur soit tourné vers vous et le dos vers le public.

Rapprochez votre main droite de votre main gauche et placez-la dans la position indiquée par la figure 6, c’est-à-dire les doigts repliés autour de la pièce, prêts à la saisir et à l’enlever. Puis, tout d’un coup, passez les quatre doigts de la main droite entre le pouce et l’index de la main gauche, et, au moment où la pièce se trouve cachée par les quatre doigts de la main droite, laissez-la tomber dans l’intérieur dé la main gauche.

La pièce ayant ainsi disparu, éloignez votre main droite de votre main gauche, en la tenant à moitié fermée, et la paume tournée vers vous. Vous regarderez cette main droite, dans laquelle la pièce de 2 Euros est censée se trouver, et, tandis que les regards du public seront fixés sur elle, vous abaisserez doucement la main gauche au-dessus de la servante, dans laquelle vous laisserez tomber la pièce.

Si vous opérez devant votre table, dans lequel cas vous ne pourrez pas laisser tomber la pièce dans la servante qui est placée derrière la table , vous mettrez cette pièce dans la poche profonde du pan gauche de votre habit ou dans la pochette gauche de votre pantalon.

La grosse affaire, dans le tourniquet, c’est de tenir la main gauche dans une position telle que la pièce tombe dans l’intérieur sans qu’il soit nécessaire de faire aucun mouvement pour l’y retenir. S’il en est ainsi, et si la pièce tombe bien dans la main gauche à l’instant précis où la main droite semble l’enlever, l’illusion sera complète.

Il va sans dire que le tourniquet est applicable à l’escamotage d’une foule d’objets : muscade, bouchon, œuf de petit oiseau, etc.

Pincette

La pincette est une variété du tourniquet ; elle s’emploie surtout quand il s’agit d’escamoter des objets de très petites dimensions, une bague ou une pièce d’1 euro, par exemple.

Supposons que l’on veuille escamoter une bague. On la prendra entre le pouce et l’index de la main gauche, de manière qu’elle soit bien visible; on approchera la main droite, on fera semblant de saisir la pièce, et, à ce moment, on la laissera tomber dans l’intérieur de la main gauche.

 

Coulée

spectacle avec piecesPrenez une pièce de 2 Euros avec le pouce et l’index de la main droite et rapprochez cette main droite de la main gauche comme si vous alliez poser la pièce dans celle-ci. Pendant ce mouvement, vous ferez glisser la pièce entre l’index et le petit doigt, en retournant légèrement la main de manière à ce que son dos soit tourné vers le public, et vous maintiendrez cette pièce en la serrant avec les deux doigts entre lesquels elle est logée (fig. 7).

Lorsque votre main droite est arrivée au-dessus de votre main gauche, vous l’appliquez à plat sur celle-ci et vous feignez de déposer la pièce ; mais, en réalité, vous la gardez dans la position qu’elle occupe. Fermez alors votre main gauche, dans laquelle la pièce est censée se trouver, et éloignez votre main droite (où en réalité la pièce est toujours), en la tenant ouverte et le dos tourné vers le public.

Vous pourrez conserver longtemps et sans fatigue la pièce entre l’index et le petit doigt de la main droite, à moins que vous ne préfériez la déposer dans la servante, dans la poche de votre habit ou dans la pochette de votre pantalon. Si, après l’avoir fait disparaître, vous voulez la faire reparaître, gardez-la dans la main, et, le moment de la réapparition venu, mettez-la réellement dans votre main gauche à moitié ouverte et la partie externe des doigts tournés vers le public.

 

Les quatre procédés précédents sont les plus usités quand il s’agit d’escamoter une pièce de monnaie ; mais il en existe d’autres qui, pour être moins classiques, ont cependant leur valeur.

L’un de ces procédés est celui que l’on désigne sous le nom d’escamotage à l’italienne; il est excellent en ce qu’il produit une illusion absolue, mais, par contre, il est d’une exécution difficile. Voici en quoi il consiste.

Prenez, entre le pouce et l’index de la main droite, la pièce que vous vous proposez de faire disparaître. Tandis que vous rapprocherez la main droite de la main gauche. vous laisserez glisser la pièce le long de l’index jusqu’à ce qu’elle arrive entre la naissance du pouce et le gras de la main, et vous la maintiendrez là en serrant le pouce, le dos de la main tourné vers le public.

Pour que la pièce revienne au bout des doigts, il. suffit de fermer la main à moitié et de la renverser.

Un autre procédé d’escamotage très original et celui dit à la cravate, qui se pratique de la manière suivante :

Prenez une pièce de 2 euros entre le pouce et les quatre autres doigts de la main droite, de manière qu’elle soit cachée, et montrez au public qu’elle est bien dans votre main. Levez cette main et rapprochez là de votre cravate, allongez le bras gauche et tenez la main gauche ouverte devant vous.

Placé de profil par rapport aux spectateurs, dites à haute voix : un ! et frappez premier coup avec la pièce dans votre main gauche.

Relevez la main droite de façon à ce qu’elle soit tout à fait rapprochée de votre cravate, et, au moment où vous allez dire deux et frapper un deuxième coup dans votre main gauche, introduisez rapidement la pièce à l’intérieur du col de votre chemise. Puis frappez le deuxième coup comme si la pièce était encore dans votre main droite, et enfin un troisième coup en disant trois! Fermez alors la main gauche, comme si la pièce était à l’intérieur, et déclarez ensuite qu’elle a disparu, ce que vous n’aurez nulle peine à prouver.

Remarquez que c’est avant de compter deux, et non pas avant de compter trois, que vous exécutez le tour de magie.. C’est toujours ce qu’il faut faire en pareil cas ; si, en effet, vous attendiez jusqu’au troisième coup, c’est-à-dire jusqu’au. moment où les spectateurs concentrent toute leur attention sur vos mouvements, vous risqueriez qu’on découvre votre supercherie.

Pour si originale qu’elle soit, cette façon d’escamoter a un inconvénient : c’est que la pièce, une fois logée dans l’intérieur de la chemise, n’en peut sortir facilement et qu’il est par suite malaisé de la faire apparaître de nouveau, sans compter que son contact avec la peau n’a rien de particulièrement agréable et que son glissement le long de l’épiderme peut être gênant..

Il est vrai qu’au lieu de faire disparaître une pièce dans le cou, on peut la faire disparaître dans la manche de l’habit en exécutant, avec le pouce et le médius, un mouvement analogue à celui des écoliers qui lèvent la main en classe pour demander une permission et font claquer leurs doigts ; mais alors rien ne retient la pièce dans la manche, et elle tombera infailliblement si l’on vient à baisser le bras. Avec beaucoup d’habileté. on réussira peut-être à l’attraper au sortir de la manche ; mais ce n’est pas certain, et il est imprudent de risquer une opération dont le succès n’est pas assuré. Le moindre accident suffit à compromettre le succès de toute une séance.

Aussi, comme il a déjà été dit, il convient de ne pas se servir de ses manches pour escamoter un objet, à moins qu’il n’y ait nécessité absolue d’agir de la sorte. Et, dans ce cas, il est prudent, dès que l’expérience est terminée, de se retirer pendant quelques secondes dans la coulisse pour extraire de sa manche l’objet qu’on y a introduit.

 

 

 

 

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